vendredi 1 février 2019

Panzerkampfwagen IV 536 de la 12 eme SS Pz.Division en Normandie


Le Panzer IV Nr.536, SS Panzer Regiment 12, 12th SS Panzer Division HJ


Equipage:
Unterscharfuhrer Willy Kretzschmar (Tank Commander)
Sturmmann Schweinfest (Gunner)
Sturmmann Gaude (Loader)
Sturmmann Kurt Schreiner (Driver)
Sturmmann Stefan (Radio Operator)

Le 7 juin 1944, le panzer de Kretzschmar est touché par un obus d'artillerie au sud de Buron, en France.
Les dommages ont été causés aux bogies de voie latérale gauche qui ont été réparés en un jour et demi.
Le dépôt de réparation était situé près du carrefour où se croisent les routes Caen-Bayeux et Caen-Villers-Bocage (au sud de Tilly).
Cette photo a été prise le 8 juin alors qu'elle était encore en réparation.
 


 
 Le 28 juin 1944, lors de l'opération Epsom, le PzIV de Kretzschmar était à Esquay, en France.
Ce jour-là, alors qu'il se trouvait dans une zone boisée au nord-est sur la colline 112 près de Vieux, son panzer fut touché par l'infanterie britannique lors d'un incendie.
À part un petit éclat d'obus sur la cuisse droite de Kretzschmar, l'équipage a été un peu secoué.
De retour dans la zone de rassemblement, ils ont inspecté les dégâts infligés au panzer.
Un coup propre a traversé le moteur et les compartiments de combat juste en dessous de la tourelle.
Schreiner a conduit le char jusqu'à l'atelier de réparation pendant que le reste de l'équipage attendait à Esquay.
Plus tard dans la journée, Kretzschmar et son équipe ont repris un autre PzIV (numéro inconnu) qui
Je viens de rentrer du dépôt de réparation.

Je crois que cette photo est de n ° 536 tôt ce jour-là avant l'action.
Nous ne pouvons pas voir si le garde-boue avant droit a été endommagé à partir du 7 juin.
Le commandant de section, Willy Kandler, porte le manteau du motard.
Kretzschmar, vêtu de la combinaison en cuir du sous-marin, est à sa droite.

 
 Le 18 août 1944, la plaque de caoutchouc dure de la roue motrice droite du panzer devint défectueuse.
Schreiner a temporairement fixé l’arbre d’entraînement à l’aide d’un gros fil permettant ainsi au panzer de rester en mouvement.
Kretzschmar a atteint le bord de la poche de Falaise vers 10 heures du matin, le 20 août 1944.
Ensuite, le panzer s’est arrêté avec le moteur en marche mais aucune puissance n’était transférée aux pignons.
Schreiner a déterminé que la boîte de vitesses avait été déchirée et que l'huile s'était écoulée.
Kretzschmar a décidé de faire exploser le panzer avec une charge explosive de 1 kg dans le compartiment de combat.
L'explosion qui en a résulté a projeté la tourelle à 15 mètres dans les airs.








SdKfz 250/9 de la 116 eme Pz.Division et Volkswagen Schwimmwagen de la 12 eme SS Pz.Div


Le SdKfz 250 (Sonderkraftfahrzeug 250) était un half-track blindé léger, ressemblant au plus grand SdKfz 251, utilisé par la Wehrmacht au cours de la Seconde Guerre mondiale. Vus de face, les deux véhicules se ressemblaient beaucoup et étaient difficiles à distinguer. Le 250 avait quatre axes de roues en contact avec le sol alors que le 251 en avait six ; le 250 ne pouvait emporter qu'une tonne de charge quand le 251 pouvait emporter une charge de trois tonnes ; enfin le 250 transportait 6 hommes tandis que le 251 pouvait emmener 12 hommes, conducteurs compris. 

SdKfz 250/9 leichter Schützenpanzerwagen (2 cm)

Comparés aux half-tracks produits par les Américains au cours du même conflit, les véhicules de la série SdKfz étaient moins mobiles et avec des roues avant dépourvues de traction. Toutefois, ses chaînes faisaient du SdKfz 250 un véhicule beaucoup plus mobile que les véhicules blindés qu’il remplaçait et il s’agissait d’un véhicule populaire. La plupart des modèles ne disposaient pas d’une protection sur le haut et ne disposaient que d’une porte d’accès sur l’arrière. 






Le véhicule fut utilisé dans une grande diversité de rôles tout au long de la Seconde Guerre mondiale. Le transporteur de troupes de base était utilisé comme un transport de troupes blindé pour les unités de reconnaissance, transportant des sections d’éclaireurs. Sur la version de base, étaient habituellement montées une ou deux mitrailleuses MG34. Par la suite, d’autres variantes du véhicule furent pourvues de canons de 20 mm, 37 mm et même de 75 mm pour soutenir les SdKfz plus légèrement armés (voir ci-dessous). 

Plusieurs versions destinées à des usages particuliers furent mises en service au début de la guerre. Le 250/3 et le 250/5 étaient des véhicules de commandement, disposant de moins de sièges mais équipés de radios à longue portée. Ces véhicules étaient utilisés par les commandants de bataillons ou des officiers d’un rang supérieur comme véhicules de commandement personnel, le plus célèbre étant le 250/3 utilisé par Erwin Rommel au cours de la guerre du désert.
Les premières versions étaient pourvues de grandes antennes en « cadre de lit » facilement repérables de loin ce qui les rendait vulnérables au tir d’artillerie. Sur les versions plus tardives, ce type d’antenne fut abandonné pour être remplacé par une antenne fouet.
La version SdKfz 253 était entièrement fermée et était utilisée par les observateurs d’artillerie avancés pour accompagner les chars ou des unités d’infanterie mécanisée.
La version initiale disposait d’une caisse blindée constituée de plaques accolées sur de multiples angles et à de multiples inclinaisons, ce qui donnait une bonne protection contre les armes légères, mais ce qui rendait cette version à la fois chère à assembler et assez étriquée. La seconde version mise en production (neue art ou nouvelle version) apparut fin 1943 et était fortement simplifiée en vue d’en accélérer l’assemblage. Dans les deux versions, le blindage ne pouvait arrêter que les tirs d’armes légères et les petits éclats d’artillerie. En revanche, les tirs de mitrailleuses lourdes, de canons anti-chars ou quasiment tous les canons de chars pouvaient pénétrer le blindage du SdKfz à longue distance.


Versions
  • SdKfz 250/1 leichter Schützenpanzerwagen : Transporteur de troupes standard.
  • SdKfz 250/2 leichter Fernsprechpanzerwagen : Pourvu d’un équipement de pose de câble
  • SdKfz 250/3 leichter Funkpanzerwagen : Véhicule de commandement, pourvu d’un équipement radio et d’une antenne aérienne en cadre de lit
  • SdKfz 250/4 :
    • SdKfz 250/4 leichter Truppenluftschützenpanzerwagen: Version antiaérienne équipée d’une double mitrailleuse MG34. Cette version ne fut jamais mise en production.
    • SdKfz 250/4 leichter Beobachtungspanzerwagen : Véhicule d’observation pour un détachement de Sturmgeschütze.
  • SdKfz 250/5 leichter Beobachtungspanzerwagen: Version de commandement avec équipement radio supplémentaire
  • SdKfz 250/6 leichter Schützenpanzerwagen : Transporteur de munitions pour canons d’assaut
    • SdKfz 250/6 Ausf. A : transportait 70 obus destinés au canon StuK 37 L/24 de 75 mm
    • SdKfz 250/6 Ausf. B : transportait 60 obus destinés au canon StuK 40 L/48 de 75 mm
  • SdKfz 250/7:
    • SdKfz 250/7 leichter Schützenpanzerwagen (schwerer Granatwerfer) : Équipé d’un mortier de 80 mm
    • SdKfz 250/7 leichter Schützenpanzerwagen (Munitionsfahrzeug): Transporteur de munitions, transportait 60 obus destinés au mortier de 80 mm
  • SdKfz 250/8 leichter Schützenpanzerwagen (7,5 cm) : Version de support d’infanterie armée d’un canon KwK 37 L/24 de 75 mm et d’une mitrailleuse MG34
  • SdKfz 250/9 leichter Schützenpanzerwagen (2 cm): Version de reconnaissance équipée d’un canon à haute cadence de tir KwK 38 de 20 mm avec une mitrailleuse coaxiale MG34 ou MG42 dans une tourelle basse, à dessus découvert, identique à la voiture blindée SdKfz 222 ou SdKfz 234/1
  • SdKfz 250/10 leichter Schützenpanzerwagen (3,7 cm PaK) : Véhicule de chef de patrouille de reconnaissance équipé d’un canon PaK 35/36 de 37 mm. Il s’agit du même canon que celui qui était utilisé en tant que modèle tracté au début de la guerre. Il ne disposait en principe pas d’un bouclier de protection et s’il en avait un, il s’agissait d’un petit.
  • SdKfz 250/11 leichter Schützenpanzerwagen (schwere Panzerbüchse 41) : Véhicule équipé du canon anti-char sPzB 41 de 28 mm et d’une mitrailleuse MG34.
  • SdKfz 250/12 leichter Messtruppanzerwagen : Véhicule d’observation d’artillerie.
  • SdKfz 252 leichter gepanzerter Munitionskraftwagen : transporteur de munitions pour Sturmgeschütz
  • SdKfz 253 leichter gepanzerter Beobachtungskraftwagen : Véhicule d’observation avancée d’artillerie, équipé d’une caisse complètement fermée et de radios d’artillerie.


Volkswagen Schwimmwagen


Créé par l'ingénieur Ferdinand Porsche, le VW 166 Schwimmwagen est une voiture amphibie montée sur des éléments mécaniques issus de la Volkswagen Coccinelle. Des réducteurs de roues augmentent la garde au sol et le couple de propulsion, et une prise de force transmet le mouvement au différentiel du train avant, donnant la capacité 4 x 4 en première et marche arrière seulement. Les différentiels sont du type auto-bloquant à galets.
Ce train de roulement et cette transmission ont été aussi installés sur les carrosseries de Kübelwagen et de « Coccinelle » (« Kommandeurwagen »).
Une hélice relevable, connectée au moteur lorsqu'elle est en position basse, permet la propulsion dans l'eau, en marche avant seulement.
Le Schwimmwagen était particulièrement bien adapté au front russe, où les chemins étaient trop boueux pour être accessibles à d'autres véhicules. 

























jeudi 24 janvier 2019

Leopard A2A5


Le Léopard 2 est un char de combat allemand développé initialement pour remplacer les M48 Patton utilisés par la Bundeswehr et évoluer aux côtés du Léopard 1 déjà en service. Le Léopard 2 surpassait ce dernier dans le domaine de la mobilité, de la protection et de la puissance de feu. Fondée ou pas, sa bonne réputation est reconnue au niveau international

Au début des années 1970, à la suite de l'abandon du programme MBT-70 germano-américain (destiné au départ à fournir aux deux pays une plate-forme de char d'assaut commune), l'Allemagne de l'Ouest, toujours désireuse de remplacer le M48 Patton, demande aux groupes Porsche, Krauss-Maffei et Wegmann de travailler sur le projet.
Les bases de départ vont être le prototype Keiler et le programme MBT-70. La motorisation, le chenillage, le système de roulement seront repris du MBT-70 et l'architecture générale du Keiler. La seule question qui se pose est de savoir si le calibre du canon sera 105 mm ou 120 mm. De 1972 à 1976, plusieurs prototypes sont construits selon différentes configurations, 17 au total, plus deux versions appelées AV tendant vers le projet du M1 américain en vue d'une unification des éléments (tourelle avec un blindage composite, renforcement de la suspension, télémètre laser et non optique). Les essais terminés, la version AV est retenue (avec son blindage non composite mais perforé) et sert de base pour la production par les entreprises Krauss-Maffei et Mak, en huit lots (2 950 chars construits entre 1979 et 1992). 









En 1988, un programme de modernisation est mis en place pour donner naissance à la version A5 :
le déplacement du viseur panoramique du chef de char, une augmentation du blindage sur l'avant de la tourelle et sur le train de roulement, l'installation d'une caméra thermique pour le commandant (le tireur en avait déjà une, qui pouvait être recopiée pour le commandant) et un système de navigation GPS/inertiel.
Sur le Léopard A6, le canon de 120 mm L/44 est remplacé par le modèle de 120 mm L/55 de la firme Rheinmetall, plus long. Cette variante du blindé est également dotée d'une protection NBC ainsi que d'une vision nuit.
Le prix unitaire d'un char Leopard 2 a été évalué à 5,3 millions de dollars en mars 2006
 








 
Le Léopard 2 fut le premier char de combat occidental armé d'un canon à âme lisse, le canon Rheinmetall de 120 mm (Rh-120 L44), le développement de ce dernier commença en 1965 et il fut testé sur les prototypes du Léopard 2K au début des années 1970. La masse reculante pèse un peu plus de 1 980 kg, 1 190 kg pour le tube et 793 kg pour la culasse à coin vertical. Le tube chromé a une longueur de 44 calibres (5 300 mm) et un manchon anti-arcure en fibre de verre le recouvre sur toute sa longueur, il tire des munitions de 120x570 mm encartouchées à douille combustible au standard OTAN, sa pression maximale admissible en chambre est de 7 100 bars pour un effort de recul compris entre 290 et 340 mm. 





La dotation en munition comprend 42 obus, 15 sont isolés dans une soute située à l'arrière-gauche de la tourelle, l'accès à ces munitions prêtes à l'emploi se fait via une porte coulissante blindée à ouverture commandée. En cas d'incendie, les gaz sous pression sont évacués grâce à l'éjection d'un panneau anti-explosion situé juste au-dessus de la soute. Les 27 autres obus sont entreposés dans un râtelier à l'avant de la caisse, juste à gauche du conducteur.  


Plus de 3 200 chars ont été construits jusqu'en 2007, toutes versions et licences à l'étranger incluses.
  • Version A3 : remplacement du poste radio, raccourcissement des antennes, nouveau camouflage. 300 exemplaires produits de 1984 à 1985.
  • Version A4 : calculateur numérique et non plus analogique de la conduite de tir, système anti-incendie pour la tourelle. 370 exemplaires produits entre 1985-1986. 250 exemplaires produits entre 1988 et 1990 avec comme modifications supplémentaires : augmentation du blindage sur le front et les côtés de la tourelle et du châssis, nouvelles chenilles, amélioration des préblindages des trains de roulement, trappe latérale de chargement des munitions supprimée. À noter que la masse passe à 56,5 tonnes. 75 autres exemplaires produits de 1991 à 1992 avec d'autres modifications mineures.
    • Version NL : version produite pour l'armée néerlandaise à 445 exemplaires de 1982 à 1986 sur la base de la version A1 avec des éléments de nationalité néerlandaise (radio suivant standard local, épiscope, mitrailleuse du toit de la tourelle, pots fumigènes).
    • Version char 87 Leo (Suisse) : version construite sous licence par les Suisses à 380 exemplaires de 1987 à 1993 sur la base de la version A4 avec des éléments de nationalité suisse (pots d'échappement "silencieux", mitrailleuse de coupole "mitr de char 7.5 mm 51/71", 16 lance-pots nébulogènes 7.6,87 cm, attaches sur tourelle des crampons à glace pour les chenilles, emplacement des filets à camouflage sur tourelle).
  • Version A5 : cette version comporte des modifications importantes sur la base de chars déjà construits (porte sur 225 unités du parc allemand entre 2000 et 2003) visant à rajeunir le Leopard 2 et à éliminer certains défauts de conception. La masse du char passe alors à un peu moins de 60 tonnes, due essentiellement à la motorisation électrique de la tourelle et au rajout de blindage sur celle-ci ainsi que sur les flancs au niveau du train de roulement. Le viseur commandant (PERI) qui était à droite du commandant, est maintenant à gauche. Il se voit adjoindre une caméra thermique (TIM) et un moniteur qui permet d'afficher le TIM, ou les voies jour (HZF) ou nuit (WBG) du viseur tireur(EMES).
  • Version A6 : version portant sur l'amélioration de 405 Leopard 2 A5, et des 185 Leopard 2 NL, entre 2001 et 2005, par le remplacement du canon de 120 mm L44 par la version L55. Ce canon permet d'utiliser une nouvelle munition Kinetic Energy (LKE) plus rapide.
  • Version Stridsvagn  : version suédoise (120 exemplaires livrés) avec des composants de nationalité suédoise pour la compatibilité, la possibilité de tirer des munitions israéliennes (plus efficaces contre l'infanterie à découvert), remplacement des suspensions (dû encore au rajout de blindage qui fait monter la masse à 63 tonnes).
Léopard canadien 2A4 CAN
  • Version E : version espagnole basée sur la version A6, fabriquée sous licence à 219 exemplaires.
  • Version HEL* : version grecque basée sur la version A6, produite sous licence à 140 exemplaires.
  • Version A6 Ex : version destinée à l'exportation (version A6 avec une nouvelle motorisation permettant un réservoir d'une capacité plus grande).
  • Version A6M basée sur le A6 mais possède une meilleure protection contre les mines.
  • Version A6 PSO : peace support operation, équipé d'une pelle à l'avant, ce char est destiné aux opérations de combat en localité, première observation en 2006.
  • Version A7+ : présenté en 2010 au salon européen Eurosatory, cette version est dédiée aux conflits de basse intensité et aussi bien à ceux de haute intensité. Le blindage a été remis à jour et protège totalement le char contre les IED et les projectiles à charge creuse. La version 2A7+ peut tirer des obus brisants programmables et il est aussi équipé d'une mitrailleuse télé-opérée depuis l'intérieur du véhicule. 200 de ces véhicules ont été vendus à l'Arabie saoudite mais le gouvernement allemand a mis son veto à ces ventes en 2014. Adoptée par l'armée allemande, un premier bataillon est en service en 2016.
  • Version NG : modernisation proposée par la firme turque Aselsan (Next Generation).